Amélie Charcosset

Biographie

Amélie Charcosset est une auteure française née à Villeurbanne (banlieue lyonnaise) en 1988.

Écrivaine voyageuse, habitée par le goût de l’ailleurs, elle construit son oeuvre entre de multiples horizons…
Après une enfance ancrée dans sa ville natale puis dans un petit village de l’Ain, elle s’installe à Lyon à l’âge de quinze ans. Quelques années plus tard, elle y commence des études de lettres et d’anglais. Mais le virus du voyage est déjà là !

Au lycée, un voyage scolaire lui ayant fait découvrir et  passionnément aimer Dublin, elle décide d’y passer son année de master. Une expérience qui lui donne définitivement le désir de vivre à l’étranger. Elle part ensuite, un peu par hasard, pour la Slovénie. Le séjour qui aurait dû durer neuf mois se prolonge deux années, au cours desquelles elle entame des études de Français Langue Étrangère. Elle garde des liens très forts avec ce pays où
elle retourne régulièrement.

Puis, elle passe quelque temps entre Lyon et Bruxelles où elle envisage un temps de s’établir, mais obtient finalement un emploi d’enseignante de français au Kirghizstan et part là-bas pour un an. Depuis 2013, elle vit à Bruxelles, mais peut-être pas pour très
longtemps…

Quel que soit son lieu de résidence, Amélie Charcosset voyage également beaucoup pour le plaisir. Elle pratique très régulièrement l’autostop qui lui semble parfaitement en accord avec sa philosophie du voyage et de l’existence en général : se laisser porter par le hasard, faire confiance à l’autre, être prêt pour la magie des rencontres.

Ainsi, au cours de l’été 2013, c’est de cette manière qu’elle a rejoint la Normandie depuis Istanbul… Une aventure humaine qui l’a profondément marquée. La Normandie est d’ailleurs l’un de ses
autres points d’attache et tout particulièrement le petit village de Pirou, dans la Manche, où elle se rend chaque été pour participer au festival de poésie oulipienne qui s’y tient.

 

Les œuvres

Amélie Charcosset a eu très tôt le goût des mots et des histoires. Vers l’âge de cinq/ six ans, elle insiste pour apprendre à lire et c’est sa mère qui, au moyen d’une vieille méthode pleine de mots désuets, lui enseigne les bases de ce qui va vite devenir une
véritable passion. Lectrice insatiable depuis son plus jeune âge, elle commence également très tôt à écrire de petites choses (poèmes, histoires, récits). Elle aime jouer avec les mots et les images, exploratrice dans l’écriture comme dans la vie.

En 2004, elle commence à bloguer et ne s’arrête plus : ce moyen d’expression lui convient particulièrement bien. Elle aime l’idée de ce mode d’écriture totalement imbriqué à la vie : écriture au jour le jour, rythmée par les petits et grands événements de l’existence.
Et surtout, écriture offerte, en partage, écriture invitant les lecteurs à laisser leurs commentaires, à réagir. Elle affirme ainsi dans une interview : « ça (les blogs) a été énormément de rencontres, et j’ai toujours aimé voir comment l’écriture pouvait relier les gens. Parce que pour moi, c’est ça, du partage, et de l’ancrage à la fois. »

Chacun de ses blogs est une œuvre à part entière, suivant le principe d’un journal ou d’un carnet de voyage comme dans Les mains dans les P’Och, récit de son année à Och, au Kirghizstan, parfois intégrant une ou des contrainte(s) d’écriture précise(s), comme dans Éprises de réel. Sur ce blog réalisé avec des amies, elle s’est pliée à la règle des « 366 réels à prise rapide » : chaque jour, elle a écrit un texte d’une centaine de mots répondant à une contrainte donnée d’avance (par exemple : 1er janvier : « résolutions, révolutions », 2 mars : « difficile de », 29 août : « un geste qui veut dire »).

Amélie Charcosset publie parfois aussi des textes dans des journaux ou des revues : l’un de ses récits de voyage est ainsi paru dans le quotidien Libération en 2009. Elle participe par ailleurs de temps à autre au projet « Les vases communicants ». Ce projet littéraire initié par l’écrivain François Bon et le collectif Scriptopolis, vise à faire se rencontrer des univers d’auteurs, à instaurer un partage autre, une circulation horizontale des textes : chaque premier vendredi du mois, des auteurs publient un texte sur le blog d’un autre et réciproquement.

En 2012, elle publie Nous sommes tous des faiseurs de ciel, un livre-boîte réalisé avec la photographe Paule Gautier : il s’agit d’une histoire d’amour à reconstituer à partir de lettres, de fragments, de souvenirs, de photographies, un récit éclaté et modulable puisque l’on peut en lire les différents éléments dans l’ordre de son choix. Le côté transdisciplinaire de cette expérience lui a particulièrement plu. L’échange, la rencontre, toujours…

 

Les thèmes

 

Les voyages
Dans ses écrits, Amélie Charcosset raconte les voyages. Pas seulement les lieux et les paysages, mais surtout le dépaysement, l’émerveillement, les coïncidences, les rencontres lumineuses, les petits cadeaux de l’existence.

 

Les langues
Elle évoque aussi les langues, le rapport entre elles. Les langues parlées, les langues apprises, celles dont on savoure la musique sans en comprendre un mot. Ce que les mots font à l’imaginaire, à la mémoire. Car si Amélie Charcosset aime enseigner sa langue, elle éprouve tout autant de plaisir à en apprendre de nouvelles.

 

Les sens
Ses textes accordent une grande place aux sens : la vue bien sûr mais aussi le goût, l’ouïe, l’odorat, le toucher… L’expérience du monde est toujours intense, ancrée dans le ressenti. Les personnages mis en scène sont souvent à peine esquissés : l’auteure ne prétend jamais les définir mais se contente de rapporter un éclat, une parole, un moment de la rencontre.

 

Les influences

Amélie Charcosset lit énormément et ses lectures lui sont indispensables pour nourrir l’envie d’écrire. Réciproquement, l’écriture l’entraîne généralement vers de nouvelles lectures. Parmi les auteurs qui l’ont influencée, elle cite Laurent Mauvignier,  Laurent Gaudé, Blaise Cendrars, Siri Hustvedt ou Alice Ferney.

Dans ses blogs, elle évoque de très nombreux autres auteurs ayant compté pour elle : Alessandro Barricco (et son roman Océan mer), Nicolas Bouvier, Aragon, Mathias Énard, Jeanne  Benameur… et bien sûr de nombreux auteurs aimant  particulièrement jouer avec les mots et la langue tels Georges
Perec ou Raymond Queneau.

 

Le style

Le style d’Amélie Charcosset est limpide et poétique à la fois. Une langue claire, directe, avec un goût marqué pour les jeux de mots, les sonorités, les échos, les glissements de sens, les contrastes. Une langue en jeu permanent qui aime se frotter aux autres langues, intégrer des mots, des phrases, des fragments de langues étrangères, mais aussi rebondir sur des citations, des titres, des textes d’autres auteurs pour les prolonger, les détourner, leur rendre hommage.

Ayant le goût des jeux de mots et des belles images, elle excelle notamment à inventer des titres à la fois ludiques et poétiques : Les mains dans les p’Och, Éprises de réel, Slovénie, vidi, vici, Trois bouts de f’Ixelles, Les éclaircies, Nous sommes tous des faiseurs de ciel

L’enseignement et les ateliers d’écriture

Amélie Charcosset est enseignante de Français Langue Étrangère et animatrice d’ateliers d’écriture, un double métier qui lui permet de voyager et l’amène à côtoyer des publics extrêmement variés : des anciens ouvriers qui veulent raconter leurs souvenirs d’usine, des expatriés qui travaillent dans les institutions européennes, des femmes éloignées de la lecture et de l’écriture, des personnes en apprentissage du français qui se transforment en poètes à partir de l’oeuvre de Magritte...

 

Penser l’alternatif

Dans ses écrits, comme dans ses voyages et dans la vie en général, elle s’intéresse aux alternatives à notre société actuelle, que ce soit en termes de consommation, de cuisine, de relations, etc. Autostop, cuisine végétarienne et végétalienne, couchsurfing, troc, récupération… : autant de pratiques qui lui semblent des manières d’inventer un nouveau rapport au monde et à l’autre.

Bibliographie

Nous sommes tous des faiseurs de ciel, avec les photographies de Paule Gautier, éd. 17 Rue des Arts, 2012.

« Errare poeticum est », Parenthèse (revue des ateliers d’écriture), à paraître, 2015.

 

« Le bout du monde est une rizière », finaliste du concours « Reportages de voyage », Libération, 2009.
http://www.apaj.org/textes/2009/amelie-charcosset-le-bout-du-monde-est-une-riziere/

« Dans la maison où je vis », Un joli conte n° 2, octobre 2013.
http://unjoliconte.fr/le-magazine/

Les mains dans les p’Ochwww.lesmainsdanslespoches.tumblr.comVie au Kirghizstan, frictions culturelles et chocs intimes et/ou  esthétiques, voyage de quatre mois en Europe et en autostop – septembre 2012-octobre 2013

 

Éprises de réel, www.eprisesdereel.tumblr.comVie quotidienne à contraintes et à quatre mains – mai 2012-mai 2013

 

Trois bouts de f’Ixelles, www.troisboutsdefixelles.tumblr.comVie dans la belle Bruxelles – printemps 2012

 

Les éclaircies, www.leseclaircies.tumblr.comVie à Lyon, retour aux origines, poèmes et coïncidences – septembre 2011-mars 2012

 

Slovénie, vidi, vici, www.slovenievidivici.tumblr.comVie en Slovénie – août 2010-août 2011

 

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