Hélène Koscielniak

Biographie

Hélène Koscielniak est née et vit toujours dans le Grand Nord canadien. Son lieu de résidence, Kapuskasing, en Ontario, est une petite ville située au coeur de l’immense forêt boréale qui recouvre le Bouclier canadien. Il s’agit d’une contrée sauvage, belle à couper le souffle, parsemée de milliers de lacs et de rivières et habitée d’animaux de toutes sortes.

La région comprend plusieurs villes et villages francophones,  héritage des Français qui furent les premiers explorateurs à venir y établir des colonies de peuplement. Ces communautés, noyées dans un milieu anglophone, continuent de lutter pour préserver leur langue et leur culture. En fait, on fêtera cette année, en 2015,  quatre cents ans de présence française en Ontario.

Très attachée à sa région, Hélène Koscielniak tient à respecter la  promesse qu’elle s’est faite au début de sa carrière d’auteure : celle de faire connaître son coin de pays par ses livres. En  conséquence, elle situe presque invariablement l’intrigue de ses romans dans le nord de l’Ontario et s’assure d’en refléter le langage, la culture et le mode de vie.

 

Les œuvres

La lecture à l’âge de huit ans d’une aventure du Club des Cinq lui donne sa vocation : elle sera écrivain ! Pourtant avant de réaliser ce rêve d’enfant, Hélène Koscielniak aura d’abord mené une  longue et riche carrière dans le domaine de l’éducation. Ce n’est
qu’après avoir pris sa retraite qu’elle trouve enfin le temps de se consacrer à sa passion.

En 2007, elle publie son premier roman, Marraine. Ce livre raconte l’histoire d’une femme, Normande, mariée et sans enfant, qui, pour tromper son ennui et émue par un reportage, décide de parrainer un enfant dominicain. Sachant que son mari s’y opposerait, elle effectue cette démarche en cachette, sans se douter que la  relation qu’elle va nouer avec le petit Jo’no et sa mère, Gabrielle, va bouleverser sa vie. Avec une intrigue située
à la fois dans la petite ville de Kapuskasing et en République  dominicaine, ce roman rencontre un très bon accueil et est récompensé par le Prix Littérature éclairée du Nord en 2009. Il est également finaliste du Prix Christine Dumitriu van Saanen au  Salon du livre de Toronto en 2007 et finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada en 2008.

Encouragée par ce succès, Hélène Koscielniak publie ensuite Carnet de bord (2009), l’histoire d’une femme dont la vie paisible est bouleversée par le coup de téléphone d’un ancien élève, et Contrepoids (2011), un roman plein d’humour mettant en scène
un groupe de Canadiens obèses décidés à perdre du poids en se rendant en mission humanitaire au Bénin. Ces deux titres sont également couronnés par le Prix Littérature éclairée du Nord.

Suite aux demandes répétées de lecteurs, Hélène Koscielniak publie en 2012 Filleul, la suite des aventures de Normande et Jo’no racontées dans Marraine. À son tour, ce roman
reçoit le Prix Littérature éclairée du Nord.

En 2014, elle publie Frédéric, un roman mettant en scène un adolescent en pleine crise identitaire et abordant les thèmes des réseaux sociaux, des familles désunies, des conséquences
de la violence ou des relations entre grands-parents et petits-enfants.

 

Les thèmes

 

L’ouverture aux autres

Dans ses romans, Hélène Koscielniak s’inspire souvent de l’actualité. Sensible aux interrogations de son époque, elle a écrit sur le parrainage d’enfants du Tiers-Monde, la téléréalité,
l’obésité, les relations troubles entre enseignants et élèves, les circonstances problématiques des autochtones canadiens ou le syndrome de stress post-traumatique.

L’ouverture à l’autre et la tolérance lui tiennent particulièrement à cœur et si, dans certains romans, elle met en contraste des pays très différents, c’est souvent pour insister sur les ressemblances et les points communs.

 

La nature

Très attachée à la nature et aux valeurs simples, elle décrit avec plaisir la beauté de sa région et se montre souvent sceptique à l’égard des nouvelles technologies.

 

Au plus près du réalisme

Tenant particulièrement à ce que ses textes sonnent juste, à ce qu’ils soient ancrés dans un certain réalisme, elle se documente beaucoup avant d’écrire. Elle aime d’ailleurs cette phase de préparation de l’écriture qui est pour elle une autre manière de voyager. Pour vérifier certains détails, elle n’hésite pas à correspondre avec de nombreuses personnes à même de lui fournir les informations nécessaires. Certains de ces échanges
entrainent parfois de véritables rencontres. Ainsi, lors de la rédaction de son premier roman, Marraine, en faisant des recherches sur Internet au sujet des coupeurs de canne,
elle découvre l’existence du CQRDTHRD (Comité québécois pour la reconnaissance des droits des travailleurs haïtiens en République dominicaine) à Montréal. Elle communique avec son président, Pérard Joseph. À la parution du livre, celui-ci organise une série de rencontres avec les membres de la diaspora  haïtienne à travers l’Amérique du Nord : Montréal, Ottawa, Miami, Boston, Washington DC, etc.

 

La défense de la langue française

Écrire en français en Ontario n’a rien d’une évidence (les francophones ne représentent que 4 % de la population dans cette région du Canada) et Hélène Koscielniak a souvent exprimé sa fierté de défendre la langue française et de contribuer peut-être à donner l’envie de lire dans cette langue grâce à ses textes.

 

Le style

Le style d’Hélène Koscielniak se veut simple et réaliste. Ce goût du ton juste se traduit également par une attention à la manière de s’exprimer des personnages. En fonction des locuteurs, les dialogues laissent ainsi souvent la part belle aux expressions vernaculaires ou au langage oral. Des mots ou des expressions en anglais émaillent également parfois les répliques (un phénomène fréquent dans le français de l’Ontario).

 

Les influences

Hélène Koscielniak lit beaucoup. Elle aime tout particulièrement les oeuvres de l’auteure américaine Pearl Buck, mais a également lu l’intégralité des oeuvres de la Québécoise Arlette Cousture ou de l’auteur de polars américain, John Grisham. Parmi les oeuvres
aimées, elle cite également Au nom du père et du fils de Francine Ouellette, Les piliers de la terre de Ken Follet ou Un jour, ils entendront mes silences de Marie-Josée Martin.

L’éducation

Détentrice d’une maîtrise en administration scolaire de l’Université d’Ottawa, Hélène Koscielniak a oeuvré en éducation à plusieurs titres: enseignante, conseillère pédagogique, directrice d’école et agente de supervision.

Tout au long de sa carrière, elle a siégé au conseil d’administration de plusieurs organismes : Science Nord (Sudbury), le Conseil consultatif de langue française de TFO (télévision éducative et culturelle canadienne-française de l’Ontario), les Services familiaux de Cochrane Nord et la Bibliothèque publique de Kapuskasing. Elle s’est également impliquée dans la Direction  générale de la condition féminine de l’Ontario ainsi que dans l’Association des enseignantes et enseignants de l’Ontario.

Constatant une lacune quant à l’accessibilité aux études  post-baccalauréat dans sa région, elle a agi comme agente de liaison pour la coordination des cours de maîtrise dans le Grand Nord. Elle a également collaboré à la formation des membres de la police provinciale en matière de programmes scolaires et de visites des policiers dans les écoles. Elle a contribué à plusieurs publications au Centre franco-ontarien de ressources  pédagogiques, au Centre de direction en éducation, à la revue Femme d’action et a participé à différentes émissions éducatives télévisées à TFO.

 

Sport et activités nature

Amoureuse des grands espaces et toujours sensible à la magie de la nature, elle passe l’essentiel de ses loisirs en extérieur et pratique le golf, le ski de randonnée, la marche, le kayak, la pêche en bateau l’été et sur glace l’hiver.

Bibliographie

- Marraine, Ottawa, Les Éditions l’Interligne, 2007.
Finaliste au Prix Christine Dumitriu van Saanen au Salon du livre de Toronto en 2007, finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada en 2008 et lauréat du Prix Littérature éclairée du Nord en 2009.

- Carnet de bord, Ottawa, Les Éditions l’Interligne, 2009.
Lauréat du Prix Littérature éclairée du Nord 2010.

- Contrepoids, Ottawa, Les Éditions l’Interligne, 2011.
Lauréat du Prix Littérature éclairée du Nord en 2012.

- Filleul, Ottawa, Les Éditions l’Interligne, 2012.
Lauréat du Prix Littérature éclairée du Nord et finaliste au Prix des lecteurs de Radio-Canada en 2013.

- Frédéric, Ottawa, Les Éditions l’Interligne, 2014.

- « Témoignage de la marraine », texte publié dans Haïti, je t’aime ! Ayiti, mwen renmen ou ! Collectif en collaboration avec  l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français, Ottawa, Éditions du Vermillon, 2010.

 

Nommée « Leader culturel » en 2013 par la Fédération culturelle canadienne-française, l’Association de la presse francophone et l’Alliance des radios communautaires du Canada.

ATTENTION ! Ce site utilise des cookies et autres technologies similaires.

En poursuivant sur ce site, vous signifiez votre accord avec cet usage. En savoir plus

J'ai compris

Les cookies utilisés sur ce site sont de trois natures

Vous pouvez trouver des informations détaillées sur les cookies, les outils de traçage et les moyens de s'y opposer sur le site de la CNIL