Mélissa Verreault

Biographie

Mélissa Verreault est une écrivaine québécoise née en 1983.

Mélissa Verreault est née à Montréal, puis a grandi sur la rive sud de Québec, dans une petite ville appelée Saint-Jean-Chrysostome. Le fait de vivre dans une banlieue tranquille a beaucoup marqué son imaginaire et plusieurs de ses nouvelles décrivent des lieux similaires à ceux de son enfance.

Par la suite, elle s’est installée à Montréal pour ses études et a habité la métropole québécoise pendant près de neuf ans. Elle y a fait plusieurs rencontres importantes, dont celle de son mari italien. En 2011, elle a quitté avec lui le Québec pour l’Italie, prévoyant de s’établir là-bas pour au moins un an. Finalement, l’annonce d’une triple grossesse les a décidés à écourter leur séjour. L’Italie reste néanmoins une source d’inspiration importante pour l’auteure. Amoureuse de ce pays, elle a aussi appris à le connaître au-delà des clichés et souhaiterait contribuer à en donner une image plus nuancée.

Aujourd’hui, Mélissa Verreault vit avec sa famille sur la rive sud de Québec, à Lévis, une jolie ville située tout près du fleuve Saint-Laurent. La proximité de l’eau lui est devenue nécessaire. Les marées et les vagues l’inspirent beaucoup, la détendent, lui redonnent confiance en la vie.

Les lieux jouent un rôle fondamental dans son écriture. Ils sont souvent des personnages à part entière de ses histoires. Pour autant, cela ne signifie pas que l’auteure connaît toujours très bien les endroits qu’elle met en scène : ainsi, elle n’a jamais mis les pieds à Baie-Comeau, la petite ville où se déroule une partie de l’intrigue des Couleurs primaires. Elle l’a choisie un peu par hasard pour créer un contraste avec la ville de Montréal. Mélissa Verreault reconnaît écrire souvent sur des lieux où elle n’est jamais allée ; c’est une manière pour elle de voyager et de faire voyager… Pour rendre vraisemblable son récit, elle travaille alors énormément avec des outils comme Google Maps. Les lieux qui l'inspirent sont donc autant ceux qu'elle connaît bien que ceux qu'elle imagine.


Les œuvres
À 9 ans, Mélissa Verreault s’enfermait déjà dans sa chambre au sous-sol pour écrire des poèmes et fabriquer des recueils. Elle ne sait pas trop d’où lui vient cette vocation précoce, mais le besoin et le goût d’écrire ne l’ont en tout cas jamais quittée.
Après le lycée, elle a d’ailleurs entrepris des études de création littéraire à l’Université du Québec à Montréal. Cette formation lui a permis de réfléchir à sa démarche, d'acquérir certains outils, mais aussi et surtout de prendre confiance en elle et d’oser se présenter comme écrivaine, sans se sentir illégitime. À partir de cette époque, elle publie régulièrement des textes de fiction dans les revues et magazines Biscuits chinois, Urbania, Zinc, Virages ou Z.A.Q. Elle travaille par ailleurs comme journaliste. En 2011, à l’âge de 28 ans, elle publie son premier roman, Voyage léger, un texte fragmentaire mêlant des réflexions sur le voyage, l’amour, la vie à des anecdotes et portraits croqués sur le vif. Ce roman lui vaut d’être finaliste pour le Prix France-Québec en 2012. Cette année-là paraît également Point d’équilibre, un recueil de nouvelles construites autour de moments de l’existence où tout peut basculer. Pour ce livre, elle reçoit le Prix du CALQ 2013 pour la région de Chaudière-Appalache. En 2014, elle publie L’angoisse du poisson rouge, un roman à trois voix entremêlant les récits d’un jeune immigrant italien, d’une jeune femme à la recherche de son poisson rouge et d’un soldat de la Deuxième guerre mondiale. Avec ce texte, elle est finaliste du Prix des libraires du Québec 2015. En 2016, elle publie deux romans : Les Couleurs primaires (dans la collection « Mondes en VF ») et Les voies de la disparition (éditions La Peuplade).

Le style
Lorsqu’elle écrit, elle est attentive au rythme, à la sonorité des mots et à la justesse des images. Elle tient à laisser parler le décor, les objets, les paysages, autant que les personnages eux-mêmes, le tout en passant par autre chose que ce qui peut être vu. Pour cette raison, les autres sens - ouïe, goûter, toucher, odorat - jouent un rôle important dans ses œuvres. Elle tient à créer un univers vraisemblable et complet et s’attache volontiers aux petits détails de l’existence. De manière générale, même lorsqu’elle aborde des sujets graves, elle garde un ton teinté d’humour et d’ironie.

Les thèmes
Parmi ses thèmes de prédilection, on trouve la question du territoire et de l’identité, notamment à travers le voyage, la rencontre de l’Autre, la communication difficile entre les individus ou les langues. Les couleurs primaires en donnent un bon exemple. Mélissa Verreault est également sensible à l’impossible et à l’absurdité de la vie comme à la beauté du quotidien : ainsi dans L’angoisse du poisson rouge voit-on la jeune Manue coller des affiches dans son quartier pour retrouver son poisson rouge mystérieusement disparu de son bocal... Une recherche qui lui permettra de faire d’intéressantes rencontres. Plusieurs de ses textes – notamment dans le recueil Point d’équilibre - abordent également la folie, ou du moins la perte d’équilibre pouvant mener à la guerre, au suicide ou au déraisonnable.

Le rythme d’écriture
Ce qu'elle aime dans l'écriture, dans le métier d'écrivain, c'est en grande partie la liberté qu'offre cette activité. À la différence de certains auteurs qui s'imposent des rythmes et des plages de travail clairement définis, Mélissa Verreault se laisse porter par ses envies. Elle ne se force jamais à écrire et ne voudrait surtout pas que cela puisse devenir une corvée. Elle tient en effet à écrire dans la joie et la bonne humeur et non dans la souffrance et le découragement. Malgré tout, elle est capable de respecter une certaine discipline si cela est nécessaire, ce qui explique sans doute qu'elle ait ainsi pu écrire et publier 5 livres en 6 ans. De manière générale, elle est plutôt efficace et il lui arrive souvent de pouvoir écrire un, voire deux chapitres en un après-midi, ce qui lui laisse suffisamment de temps libre ensuite pour errer, divaguer, être dans le monde. Pour autant, elle ne sépare pas ces activités, au contraire, elle est convaincue que ces états au cours desquels elle n'écrit pas lui fournissent la matière même de l'écriture. C'est de la vie de tous les jours et de l'observation du monde qu'elle tire son inspiration. Il est toutefois heureux qu'elle n'ait besoin que de peu de temps pour coucher ses idées sur le papier, car sa vie quotidienne est effectivement bien remplie : mère de triplées, animatrice d'ateliers d'écriture et enseignante, elle ne maîtrise pas toujours complètement son emploi du temps !

Lectures et influences
Mélissa Verreault lit principalement de la littérature québécoise – Catherine Leroux, Nicolas Dickner et Éric Plamondon, pour ne nommer que ceux-là : elle met un point d’honneur à connaître le paysage littéraire dans lequel elle évolue. Mais elle lit aussi beaucoup d’auteurs européens, surtout français ou italiens. Par ailleurs, elle est très sensible aux littératures états-unienne et canadienne anglophone : l’américanité, avec tout ce que cela comporte de vastes territoires, de dualité linguistique, de matérialisme et de démesure, lui parle énormément. Elle se sent pleinement appartenir à ce territoire et à cet imaginaire.
Parmi les auteurs qui l'ont marquée, elle cite volontiers Alessandro Baricco, Milan Kundera ou Raymond Carver. Mais d'autres artistes relevant d'autres disciplines l'ont également influencée, parmi eux les peintres Edward Hopper, Magritte ou les réalisateurs Darren Aronofsky et Alejandro Gonzalez Iñárritu.


Chroniqueuse, blogueuse
Mélissa Verreault n'écrit pas seulement des romans et des nouvelles, elle a également publié pendant plusieurs années des chroniques dans le magazine montréalais Urbania. Lors de son séjour en Italie, elle a aussi tenu un blog, Chroniques italiennes, dans lequel elle relatait sa découverte du pays de son mari et partageait ses réflexions sur les différences culturelles entre les deux pays. De retour au Québec, son blog est devenu Chroniques lévisiennes. Elle y évoque notamment régulièrement ce que lui inspire la folle aventure d'élever ses triplées nées en 2012. Mais elle aborde aussi volontiers des thèmes de société variés, sans jamais se départir de l’humour et du sens de l’ironie et de la formule qui sont les siens.

Animatrice d'ateliers d'écriture
Depuis 2015, elle anime en outre des ateliers d'écriture à l'Université Laval à Québec, une activité qu'elle aime énormément parce qu'elle lui permet tout autant de partager ses connaissances que de continuer à apprendre.

Passions et passe-temps
Mélissa Verreault a par ailleurs d'autres passions que l'écriture : ainsi elle adore inventer de nouvelles recettes de cuisine et invite volontiers ses amis à déguster ses créations. Elle est aussi passionnée par le cinéma et les arts visuels (elle pratique elle-même la photographie pendant son temps libre). Par ailleurs, elle s'adonne avec plaisir à la marche en montagne. Si toutes ces activités peuvent sembler disparates, elles ont chacune leur place dans sa vie et nourrissent chacune à leur manière son écriture.

Bibliographie

Voyage léger, La Peuplade, 2011, rééd. La Bibliothèque québécoise, 2015.

Point d'équilibre, La Peuplade, 2012.

L'angoisse du poisson rouge, La Peuplade, 2014.

Les couleurs primaires, Didier, « Mondes en VF », 2016.

Les voies de la disparition, La Peuplade, 2016.

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