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Neil Jomunsi

Biographie

Neil Jomunsi est un écrivain français né en 1981

Neil Jomunsi est né à Bourges (région Centre Val de Loire) et a grandi à Levet, un petit village en plein Berry. Il a ensuite vécu un peu plus de dix ans à Paris, où il a fait des études de cinéma avant de plonger dans le tourbillon des petits boulots. Il s'est installé à Berlin en 2011 où il vit aujourd'hui avec sa femme et ses deux garçons. Tous ces lieux lui ont beaucoup apporté et il est fier de ces diverses expériences, y compris parce qu'elles l'ont parfois obligé à sortir de ses zones de confort.

Berlin l'a d'ailleurs beaucoup inspiré. Selon lui, c'est une ville très romantique sous ses atours rugueux : en effet, les fantômes qui y vivent n'ont rien d'ésotérique, ils sont très présents, très vivants, et leur souvenir hante les rues en permanence. La ville incite à se poser la question de ce qui est caché en nous, de ce que nous ne montrons pas. Plusieurs histoires de Neil Jomunsi se déroulent dans cette ville : Kindergarten, La Nuit des fous, Kappa 16...

L'envie d'écrire lui est venue très tôt, vers huit ou neuf ans. Il venait de finir la lecture de Bilbo le Hobbit de J . R.R. Tolkien et il s'est dit « c'est ça que je veux faire », sans savoir exactement ce que recouvrait ce « ça ». Vers l'âge de quatorze ans il a commencé à écrire des scénarios . A l'époque, il lisait beaucoup de romans et regardait en réalité peu de films, ce qui explique peut-être la fascination particulière que pouvait exercer le cinéma, plus mystérieux que la littérature à ses yeux. Il a d'ailleurs par la suite suivi des études d'écriture scénaristique, mais n'a finalement pas souhaité poursuivre sa carrière dans cette voie. Pendant longtemps l'écriture est restée pour lui une sorte de hobby, d'activité de loisir. A Paris, alors qu'il travaillait dans une librairie, il s'amusait parfois après le travail à écrire des histoires, mais n'avait pas suffisamment de temps pour pouvoir développer vraiment ce qui lui tenait à coeur . C'est lorsque sa femme a trouvé un emploi en Allemagne et qu'il a dû quitter le sien pour la suivre que les choses ont changé : il a saisi l'occasion pour se consacrer complètement à ce qu'il sentait être sa vraie vocation.

En 2013, afin de se donner une certaine discipline et d'explorer différentes facettes de l'écriture, Neil Jomunsi s'est lancé un défi littéraire sous forme de marathon : écrire 52 nouvelles en un an, soit une par semaine. L'idée lui en a été donnée par l'écrivain américain Ray Bradbury qui avait déclaré en 2001 : "Ecrire un roman, c'est compliqué: vous pouvez passer un, an, peut-être plus, sur quelque chose qui au final sera raté. Ecrivez des histoires courtes, une par semaine. Ainsi vous apprendrez votre métier d'écrivain. Au bout d'un an vous aurez la joie d'avoir accompli quelque chose : vous aurez entre les mains 52 histoires courtes. Et je vous mets au défi d'en écrire 52 mauvaises. C'est impossible." Entre août 2013 et août 2014, Neil Jomunsi a donc publié au format numérique 52 nouvelles de genres et d'univers très variés. Tout au long de cette année, il a également partagé ses réflexions sur l'écriture et le métier d'écrivain sur son blog "Page42" ainsi que sur les réseaux sociaux. Il a ainsi rassemblé autour de lui une large communauté de lecteurs et parfois d'amis avec lesquels il échange régulièrement. Ce dialogue et cette interrogation permanente sur sa pratique lui tiennent beaucoup à coeur, en effet Neil Jomunsi voit l'écriture avant tout comme un moyen d'entrer en communication avec les autres. Pour lui c'est une manière de savoir sa place dans le monde, de l'éprouver. Pendant longtemps il a pensé que cela représentait toute sa vie, aujourd'hui il réalise que cette vision était peut-être excessive et qu'il s'est sans doute laissé emporter par un certain romantisme.

Lorsqu'on l'interroge sur ses thèmes de prédilection, l'auteur répond qu'ils sont variés mais assez complémentaires : l'enfance, le monstre en soi, les choses fragiles et rares, la nature, la place que l'on occupe, etc. Tout cela dénote une forme d'incertitude face au monde mais aussi un certain optimisme par rapport au temps qui passe, qui peut receler une beauté infinie. L'auteur qui s'intéresse beaucoup à la culture japonaise précise qu'au Japon, ce sentiment est appelé "wabi-sabi".

Les auteurs qui ont ou l'influencer ou qui lui tiennent particulièrement à coeur sont eux aussi nombreux et variés: Ray Bradbury, H.P. Lovecraft, Ernest Hemingway, David Foster Wallace, Roal Dahl... Les noms changent d'ailleurs avec les années, puisqu'il ne cesse de faire de nouvelles découvertes.

A l'avenir, il aimerait se consacrer davantage à la littérature jeunesse, ce qui est pour lui une grande nouveauté. Il va par ailleurs se lancer à partir de septembre 2017 dans une nouvelle édition du projet Bradbury. Les textes seront placés sous licence libre afin de favoriser leur partage, notamment sur Internet, mais aussi leur exploitation - par exemple si des éditeurs souhaitent s'en emparer. Les nouveaux moyens de diffusion de l'art sont pour lui une source inépuisable de questionnement et d'expérimentation. Il espère également poursuivre la création audio sous forme de podcasts écoutables sur son site page42.org

D'aussi loin qu'il se souvienne, Neil Jomunsi reconnait que la plupart de ses loisirs ont trait au livre ou à la lecture, ce n'est pas une passion mais simplement dans sa nature. Depuis plusieurs années, il s'intéresse beaucoup à la reliure et s'y entraîne à ses heures perdues. Il donne aussi des cours d'édition numérique dans une école parisienne.