Yamen Manai

Biographie

Yamen Manai est un auteur tunisien né en 1980.

Il naît à Tunis et y fait toute sa scolarité avant de partir faire ses études à Paris.

Le temps pour lui de trouver ses marques, il prend conscience que l'expérience de l'ailleurs et de l'altérité peut être aussi une grande source de plaisir.

Aujourd'hui sa vie se partage entre ses deux pays, la France où il vit et travaille et la Tunisie, où il a sa famille et retourne régulièrement.

Par ailleurs, dès qu'il en a l'occasion, il s'évade vers d'autres contrées, à la découverte de nouveaux horizons. Ses voyages sont d'ailleurs souvent la source de ses inspirations littéraires. Ainsi, l'idée de La marche de l'incertitude lui est venue pendant un voyage à Barcelone et celle de son deuxième roman La sérénade d'Ibrahim Santos au cours d'un séjour à Cuba…
Ses parents, tous deux enseignants, possèdent une immense bibliothèque dans laquelle, enfant, il puise abondamment. Il y découvre notamment les beautés de la poésie arabe qui reste pour lui une source d'inspiration importante et dont il regrette qu'il y ait si peu de traductions en français. Ses premières lectures, comme ses premiers écrits, se font en effet en arabe, sa langue maternelle. Le français appris à l'école ne deviendra à ses yeux une langue littéraire que plus tard, une fois installé à Paris.

À l'adolescence, il délaisse ses premières amours pour se tourner vers l'univers des sciences. En effet, si la poésie le touche et l'emporte, il est également fasciné par ces hommes qui n'ont de cesse de repousser les limites de la connaissance et dévore les biographies de Newton, Pasteur ou Edison. L'idée que l'on peut comprendre le monde, et, pourquoi pas, peut-être l'améliorer, l'enthousiasme et c'est pour cette raison que, le bac en poche, il se tourne vers des études d'ingénieur. Devenu étudiant à Paris, cependant, il est émerveillé par la place accordée à la littérature dans l'espace public : les nombreuses librairies, les rencontres littéraires, les débats autour des livres et de la littérature. Peu à peu l'envie d'écrire renaît… en français cette fois. En même temps, il ne se reconnaît guère dans les œuvres littéraires françaises contemporaines et cherche sa propre voix.

Son premier roman, La marche de l'incertitude s'inscrit dans un aller-retour entre France et Tunisie, en même temps qu'entre l'univers du conte et celui des sciences. Il a été récompensé par le Comar d'Or (le prix littéraire tunisien le plus prestigieux) et, en France, par le prix des lycéens « Coup de cœur de Coup de Soleil ». Son deuxième roman La sérénade d'Ibrahim Santos (éditions elyzad, 2011) emprunte lui aussi volontiers à l'univers du conte et s'inscrit résolument dans la veine du réalisme magique. L'intrigue se situe dans un pays d'Amérique latine imaginaire, mais qui ressemble beaucoup à Cuba, sous une dictature militaire qui elle, évoque, bien sûr, celle de Ben Ali en Tunisie… Écrit peu de temps avant le printemps arabe, le roman n'a pu être publié qu'en août 2011. Il témoigne avec beaucoup d'humour des méfaits dramatiques d'une dictature qui interdit toute expression de la créativité. Pour ce roman, il a reçu en 2012 le prix Alain-Fournier, le prix de la Bastide du Salon du livre de Villeneuve-sur-Lot et le prix Biblioblog. Yamen Manai a également publié une nouvelle dans le recueil Nouvelles de Tunisie aux éditions Magellan.  

Pour Yamen Manai, l'écriture est d'abord une manière d'apprendre à mieux se connaître soi-même : c'est en écrivant que l'on découvre ce que l'on voulait vraiment dire, que l'on va au bout de réflexions qui sinon ne resteraient peut-être qu'ébauchées. Il raconte d'ailleurs qu'à cet égard, l'écriture de La marche de l'incertitude a véritablement été une écriture de l'incertitude : il est en effet parti d'une idée et de quelques anecdotes pour se lancer dans un récit dont il ne savait pas s'il le mènerait quelque part. Pour lui cela a été une sorte d'expérience quasi magique de voir l'histoire s'écrire à travers lui, de découvrir son texte comme s'il n'était lui-même qu'un lecteur…

En même temps, si l'écriture aide à mieux se connaître, elle est aussi une manière d'aller vers les autres, de les toucher. C'est aussi une des raisons pour lesquelles, il apprécie tout particulièrement l'univers du conte qui lui semble pouvoir à la fois transmettre une culture et disposer d'un pouvoir d'évocation universel.
Les sciences
Si Yamen Manai est devenu écrivain, ce n'est pas en sacrifiant son intérêt pour les sciences dures. Il est en effet aujourd'hui ingénieur, spécialiste des nouvelles technologies de l'information. Il affirme avoir besoin de ces deux univers, la littérature et les sciences, pour se sentir bien.  

Le football
Par ailleurs, il est également passionné de football, mais préfère de loin être sur le terrain que parmi les spectateurs.  

La musique
Enfin, il écoute aussi beaucoup de musique et écrit presque toujours avec une bande-son qui lui sert à mieux approcher l'émotion des personnages. Il a ainsi composé La marche de l'incertitude en écoutant des œuvres du réalisateur de musiques de films Paul Haslinger.
Bibliographie
La Sérénade d’Ibrahim Santos, Tunis, éditions Elyzad, 2011
« Le pape et le barbu », Nouvelles de Tunisie, éditions Magellan, 2012
Découverte d'un pays

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